L’Osier
Villaines-les-Rochers a toujours été un village propice au développement de la culture de l'osier, en raison de ses vallées humides. Les coteaux calcaires offraient aussi des lieux de travail et un habitat troglodytiques adéquates, de par leur qualité thermique et leur modularité.
On peut affirmer la présence d'artisans vanniers depuis le 16ème siècle, puisque les registres d'état civil et paroissiaux rapportent le 6 juin 1563 le « baptême de Louis, fils de Jean Rossard, vannier, et d'Antoinette ». |
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Villaines-les-Rochers n'était pas l’unique centre de production de vannerie ; aux 17ème et 18ème siècles, lors des veillées d’hiver, toutes les familles avaient l'habitude de travailler la vannerie. Cependant, les autres centres de la région ont totalement disparu, alors que Villaines-les-Rochers constitue aujourd'hui encore, un important centre de production. On compte ainsi actuellement environ 80 vanniers et 35 osiériculteurs (notons que la plupart des osiériculteurs sont aussi vanniers), qui représentent un tiers de la production française.
Autre spécificité liée à cette activité : les producteurs sont réunis dans une Société Coopérative de Vannerie, créée en 1849 par le curé du village, Jean-Laurent Chicoisne. Il avait réussi à convaincre les vanniers, alors dans la misère, de se réunir dans une Société des Vanniers de Villaines afin de lutter contre les grossistes de l'époque.
Le Chanvre
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La situation géographie de Bréhémont a facilité le développement de l'activité chanvrière qui nécessite un sol humide et fertile, et dont la proximité de la Loire a facilité les débouchés commerciaux jusqu'à l'arrivée du chemin de fer.
En 1853, presque toute la surface agricole est consacrée à la culture du chanvre, ce qui permet en parallèle l'évolution d'autres activités telles que la corderie, les charpentiers en bateaux, les auberges pour mariniers.
Cultivé sur les terres le long de l'Indre, le chanvre, une fois récolté, était roui dans les eaux du Vieux Cher, de l'Indre ou de la Loire. Puis, les bottes étaient d’abord séchées sur le sol avant d’être engrangées jusqu'à l'hiver. Le chanvre était alors chauffé dans les fours avant d'être broyé, afin d'ôter la fibre de la partie centrale (ou chenevotte) qui donne la filasse. Celle-ci était enfin mise en balle.
En 1966, la fermeture des usines de cordages Bessonneau d'Angers marque la fin de la culture du chanvre, puisqu'il était le principal et le dernier acheteur. Le chanvre est tout de même cultivé pour la fabrication de papier jusqu'en 1984.
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Aujourd'hui, la Communauté de Communes souhaite soutenir la relance de cette culture sur son territoire. Elle étudie un projet de filière globale de la production à la vente du produit fini.
La Poire Tapée
| Le village de Rivarennes était connu au 19ème siècle pour sa production de Poires Tapées, qui remonterait sans doute au 18ème, voire 16ème siècle. L’époque la plus prospère pour cette activité a été de 1850 à 1930, quand les poires étaient vendues par les grossistes de Chinon et de Saumur. Rivarennes était alors connue comme « commune qui traverse l'Indre, se recommande par les poires dites tapées, qu'on y prépare au moyen d'une cuisson particulière » (in Touchard Lafosse, La Loire Historique, 1851).
La production s'est arrêtée brutalement en 1931, à cause de la concurrence des poires américaines. Quelques anciens, comme Léontine Guillon, continuèrent cependant à en fabriquer chaque hiver au début des années 1970.
Ces poires étaient déshydratées au four à bois, et aplaties, ce qui leur conférait une durée de conservation très importante et très recherchée par les mariniers. |
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Ces poires se consomment sèches, mais aussi réhydratées dans du vin rouge, ou dans de l’eau de vie. On peut aussi les accommoder en dessert ou en accompagnement des viandes.
La Pêche de Loire
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Elle se pratiquait sous forme de barrages pour l'alose et le saumon. En travers du fleuve, on piquait des pieux qui permettaient de fixer et tendre le filet. A l'une des extrémités, un carrelet monté sur un système de levier avec contrepoids est manoeuvré à partir du bateau. Le pêcheur peut remonter le carrelet quand le poisson, après avoir longé le barrage, vient agiter les fils reliés au carrelet.
II existait d'autres systèmes mobiles ou fixes employant différents appareils (nasse, mue...).
Aujourd'hui, cette pêche a presque totalement disparu du paysage ligérien. Seules quelques passionnés possèdent encore des bateaux « cabane » utilisés pour cette activité.
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La viticulture et l’arboriculture
La viticulture et l’arboriculture sont des activités très anciennes sur le canton d’Azay-le-Rideau. La commune de Vallères en témoigne, puisqu'elle tire son nom de "Avallaeria ou clairière aux pommes" du temps des gallo-romains (1er siècle après JC). Le vignoble de l’AOC Touraine Azay-le-Rideau figure lui parmi les plus anciens de Touraine !
La production fruitière est la première activité économique du canton. Essentiellement présente en son centre (Lignières, Vallères et Azay-le-Rideau), elle représente environ 900 hectares de vergers que se partagent 50 arboriculteurs, soit la moitié des professionnels du département. En 1990, 1200 hectares de vergers cantonaux produisaient 40 000 tonnes de pommes et 20 000 tonnes de poires. |

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En ce qui concerne la viticulture, les vins rosés proviennent principalement du Grolleau, un cépage local. Vifs, légers, élégants et délicats, les vins rosés arborent une robe pâle aux reflets violacés. Les vins blancs quant à eux sont issus du Chenin. Fruités avec une pointe de vivacité, ils sont à la fois tendres et souples. |