La Chapelle-aux-Naux est une petite commune
qui étire ses 525 hectares entre la rive sud de la Loire et
le lit du Vieux Cher. Ses 3 Km 500 de long et 1 Km 500 de large sont
bordés à l'est par Villandry, au sud par Lignières-de-Touraine
et à l'ouest par l'Indre sur la commune de Bréhémont.
Les Paysages :
Le vrai patrimoine de la Chapelle-aux-Naux est d'abord le paysage
ligérien que l'on peut admirer tout au long des quatre kilomètres
de levées bordant le fleuve. Cette route qui vient de Villandry
pour continuer vers Bréhémont et Rigny-Ussé est
devenue un itinéraire de liaison très recherché
par les cyclotouristes. La vue sur la Loire est encore plus dégagée
depuis le déboisement des levées, consécutifs
aux travaux de renforcement de ces protections du val où se
nichent les petits hameaux et le bourg, guère plus grand, mais
qui rassemble les bâtiments publics et l'unique commerce : un
café !
Paradis des pêcheurs, réserve d'oiseaux où canards,
hérons et cormorans sont à portée de regard,
îles verdoyantes, bancs de sables dorés, le fleuve a
conservé ses paysages changeant sans cesse au gré des
saisons et de la lumière.
Le port, au pied de la partie empierrée de la digue, rappelle
l'époque où les mariniers faisaient escale. Mais depuis
l'avènement du chemin de fer, ces meneurs de gabarres, de toues
et de coches d'eau à voiles carrées qui remontaient
le fleuve grâce au vent de galère ne sillonnent plus
ces eaux.
L'église :
C'est la famille Nau qui a donné son patronyme à
la Commune. Guillaume Nau faisant édifier en 1505 la première
chapelle qui dépendait de la paroisse de Langeais. L'Eglise
actuelle date de 1855 et abrite une statuette en faïence émaillée
de Saint Clément, patron des mariniers, datant de 1713.
La commune possède également un temple protestant,
bâti à la suite d'un différend entre une partie
des habitants et le curé. C'est maintenant une demeure privée.
Les cultures :
Dans les varennes, les cultures sont diversifiées, le promeneur
pourra selon la saison, s'approvisionner en asperges, fraises et
en pommes, en allant visiter directement les producteurs.
L'habitat :
Il se présente en ordre dispersé. En effet, les "varenniers"
obligés à se consacrer à des cultures très
diverses ont dû habiter au centre de quartiers cultivés.
Les maisons restent en harmonie parfaite avec le terroir, de dimensions
modestes, elles se groupent en hameaux au pied de la grande levée.
Leurs noms ("Les Bataillaux", "Les Brisaciers")
évoquent les durs combats qu'ont dû mener leurs habitants
contre les éléments ou les sols arides.
Anecdote d'importance, en 1897 fut repêchée une bombarde
du XVè siècle en fer forgé, pesant 1800 kg.
Elle est aujourd'hui déposée dans la cour d'honneur
des Invalides
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